Notre héro, ou notre héroïne, il faudra bien la décrire un jour. La plupart du temps, l'écrivain choisira des personnes belles, bien qu'un peu écorchées ou mal foutues. Je pense là, surtout à Fred Vargas.
Pour moi, la tout première fois que j'ai créé mon héroïne, elle était mon moi futur. Cela n'a duré qu'un cahier de brouillon 96 pages dans lesquel cette fameuse Moi changeait de tenue grosso modo toutes les deux pages. Ces changement intervenaient en fait à chaque fois que je reprennais mon cahier pour écrire, car il restait toute la nuit dans mon cahier de CM2 et ne ressortait, en général, que pendant les cours de maths ou d'espagnol.
Puis est arrivée Barbara. Cette Barbara qui m'a aidée à grandir, celle qui avait deux frère ainés, qui maitrisait l'équitation et le piano. Une sorte de ce que j'aurais aimé être à cet âge, au collège.
Puis, à mon entrée au lycée, elle est devenue plus mature, ses rapport avec ses frères ont changés et l'histoire aussi. D'un poney-club, on est passé à une attaque personnelle, puis à des explositions (après relecture, je suis même assez fière de la description de l'explosition la bombe d'une voiture), une histoire exagérée et qui part dans tous les sens.
Cette histoire, c'est celle que je vais reprendre. J'ai déjà écris quelques pages, et la ligne narratrice est tout autre. Les caractères de chacun ont changé même. Quant à Barbara, outre un changement de nom, elle est passé d'une pré-adolescente fragile et surprotégée par ses frères à une presque adutle douce et sanguine.
Les nouveaux arrivants dans cette histoire sont au nombre d'une cinquantaine, d'un seul coup. Un vague projet du père (Gérard) qui se concrétise. Beaucoup de mystères. Après deux ans sans y toucher, j'avoue avoir cherché où je voulais en venir pendant un petit moment. Je vais m'y replonger, gommer les incohérences, et parfaire cette nouvelle histoire qui me plait de plus en plus!