
...vivre sur un petit nuage. Ou même comme je vis maintenant... mais mieux.
Ne pas voir les vieux ronchons dans le métro qui ne sont même pas forcément des vieux... Ne pas se faire marcher dessus à la cantine, avoir des notes dignes de ce nom...
Enfait, voici ma journée idéale.
Mon réveil est une musique douce qui me fait lentement sortir de mon sommeil, mes draps sont chauds. J'enfile un gros peignoir blanc, je descend prendre mon petit déjeuner, un gentil chocolat,
trois tartines de beurres et un jus de pomme. Petite douche bien chaude pour réveiller mon corps en douceur, puis habillage et sortie de la maison.
Dehors, il fait bon, pas trop froid. Dans mon manteau, je suis bien. Je marche jusqu'au bus, la mercedes grise ralentit puis s'arrête pour me laisser passer; dans le bus, il fait agréblement
chaud, le chauffeur et les passagers disent bonjour, au revoir, le 20minutes et enfin à la gare; dans le métro, il n'y a pas de portable avec de la musique que les trois quart du wagon ne
supporte pas, les gens sont aimables, presques souriants.
Au lycée, les cours sont calmes, les profs agréables, les notes tombent, aucune en dessous de la moyenne, un cours est reporté, un autre le remplace. A la cantine, les desserts ne sont pas
fluorescents, la purée n'a pas une consistance bizarre, le type qui ramasse les pots d'eau parcequ'il a volé de la bouffe ne fait pas le malin et essore l'eau au dessus du sceau, et non pas par
terre comme il a l'habitude de faire...
L'après-midi, il pleut, les vitres de la salle sont recouvertes de minuscules gouttelettes d'eau. Le cours est interressant. A la récréation, le soleil est déjà bas sur l'horizon, il recouvre les
toits de ses rayons d'or, sublimant chaque remous du rhône, chaque façade qui tourne vers lui ses grands yeux de verres, chaque toit et ses tuiles rouges, chaque vitrail, chaque mur, chaque rue,
chaque statue... Une mer de lumière recouvre Lyon de ses milles reflets de chaleur, été comme hiver, a l'Heure d'Or.
Sortie de cours, descente jusqu'aux Terreaux, les chevaux de la fontaine crachent leur fumée tandis que l'ombre de l'Hotel de ville grandi sur la façade de l'opéra et que je disparais
dans le métro.
Rentrée chez moi, assise sur ce vieux gros coussin bleu, un bâton d'encens ou un papier d'arménie brûlant doucement à mes côté, mes mains courrent sur ma nuque et mes nerfs déjà fatigués.
Devoirs, repas, douche intensive, re relaxation, sans encens cette fois.
Puis je m'allonges sur mon lit et referme la couverture sur moi. Elle est douce et déjà presque chaude. Je serre MootMoot Adrien Mokona Alexandre et Skratt contre moi(vui, y'a du monde dans mon
lit). Une bonne demi heure plus tard, les rêves m'emportent de leurs longs bras doux et cotonneux.
(image de la pochette de "à plus tard crocodile" de Louise attaque. je vous le conseille. Sincèrement.)
