Le temps est chronophage. J’en pleurerais. Passer du temps avec quelqu’un est chronophage. Prendre son temps est chronophage. Et la vitesse du temps qui passe est ô combien angoissante. Je vais encore avoir l’air d’une névrosée, mais mes impressions ne sont plus ces impressions fuyantes de manque de temps lorsqu’on ne sait pas si on sera à l’heure pour aller au rendez vous chez le médecin après la réunion et les courses. C’est une course contre la montre (quelle belle expression !) permanente. Vous voyez les héros des films, qui s’angoissent pour une bombe ? Ben la même. Sauf que c’est tout de suite moins impressionnant dans ma réalité. A aucun moment une vie est en danger.
Alors pourquoi je me mets dans des états pareils ? Pour mon avenir, pour mon avenir et mon égo, pour mon égo et ma conscience. Pour arriver tranquille là haut et ne rien avoir à faire dimanche soir. Pourquoi n’avoir pas travaillé avant ? C’est une excellente question. Mais j’ai essayé. J’ai passé au moins une heure sur mes maths lundi. J’ai abandonné pour non compréhension, j’ai cru que c’était à cause de mon mal de tête. Mais la première raison est la bonne. Et j’ai hésité deux jours avant de réclamer de l’aide. Que puis-je faire pour moi ?
Je cours après le temps perdu, je suis en retard. Je suis le petit lapin blanc d’Alice au pays des merveilles, laissez moi passer, je suis en retard. Au secours. Le stress de ne pas rendre un DM à temps… Si j’avais un jour pensé à ça !
Et puis je suis si facilement distraite ! Me concentrer plus d’une heure, c’est possible qu’en cours. Et là haut. Et encore. Je suis infernale, je peux réussir, mais je peux pas. Analyse profonde non ? Je veux être impitoyable avec moi-même. Peut être qu’un jour je vous parlerai de mon côté mouton qu’on mène à l’abattoir avant chaque DS de maths. D’ailleurs, ce n’est qu’une matière, les maths. Après tout, ça compte pas tant que ça. Mais pourquoi est ce que je comprends si vite et si bien la bio mais pas les maths ? Je ne suis que contradiction, j’ai deux visages, je suis double, et vous n’imaginez même pas jusqu’où.
Je ne suis pas une psychopathe non plus, il ne faut quand même pas pousser le bouchon si loin. Mais j’écris avec mes mots, avec mon ressenti, et j’ai beaucoup plus de facilitées à écrire le négatif, car j’ai tendance à le ruminer seule, alors que je partage très souvent et très volontiers mes joies. Et j’en ai beaucoup.
Que peut-on espérer du temps, sinon qu’il n’avance plus vite ? Qu’il court, qu’il vole et nous transporte à dans deux ans. Juillet 2010. Peut être même que je souhaiterais ensuite atteindre rapidement juillet 2011, puis 2012, puis 2013, mais cela m’étonnerait.
On ne demande pas à fuir ce que l’on aime.
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