Carnets Intimes

Samedi 28 mars 2009

Une des plus belles merveilles du monde : le Livre.

Qui n’a jamais, ne serais-ce qu’une fois, tenu un livre dans ses mains ? Il est clair que pour l’humain lambda, ce n’est qu’un bout de carton englobant un certain nombre de bouts de papier avec des trucs noirs dessus. Pour d’autres, il est le symbole du savoir et de l’érudition( ?).

Pour moi, il est une nourriture de la paix et de l’esprit. Ça fait chic comme formulation, non ?

Mon plus grand plaisir, un livre qui m’absorbe.

 

Ce qu’il faut savoir avec moi, c’est que je suis une grande lectrice. Je lis et dévore tout ce qui me tombe sous la main. Les mots, les phrases, toutes ces lettres et symboles qui se lient, s’éloignent, s’entichent les uns des autres pour former des milliards de combinaisons différentes, et tout cela réuni dans des centaines et des milliers de messages, mots, textes, tracts, essais, romans, encyclopédies, grimoires…. Tout ceci me fascine.  Je rêve d’une bibliothèque comme dans « la belle et la bête »…

 

Lorsque je lis un livre, je me plonge dans l’histoire plus sûrement que dans une piscine. Je me laisse submerger, je passe la tête sous l’eau, je vis en apnée le temps de lire les 400 pages qui me séparent de la fin, voir plus. Le reste ne me regarde pas, ne m’intéresse pas. Je suis isolée du monde, l’histoire me happe, me couvre, me protège, me recueille en son sein.  Je plonge dans un profond sommeil éveillée.

 

Lorsque je sors de ma lecture, c’est le plus souvent, contrainte et forcée. Réveil parce que je m’étais imparti un temps, entrée intempestive de papa maman dans la chambre, alerte vessie, rappel à l’ordre de la prof de français (oui, oui, ça m’est arrivé)… Et là je me sens comme après une sieste. Reposée. Quelques fois un peu angoissée (pour les personnages que je viens d’abandonner lâchement). Mais toujours régénérée et calme. J’aime cette sensation de lire.

 

La Sensation de lire. C’est comme se plonger dans un bon bain chaud. On s’abandonne corps et âme à cette histoire qui nous dévore. On accompagne chacun des personnages, nos compagnons, nos amis, on veut leur faire partager notre intuition sur tel ou tel bonhomme, mais déjà un autre camarade arrive. On vit notre lecture.

 

Lorsque j’émerge d’une de mes Lectures, il me faut du temps pour m’en remettre. Tout au plus quelques minutes. Reprendre possession de son corps, se situer dans l’espace, bouger doucement, puis se redresser, se séparer de son cocon de Lecture. Se réveiller enfin, et s’apercevoir que le soleil a décliné, que cela fait six heures déjà et qu’il est temps de se mettre à table.

 

De telles Lectures ne sont pas rares. Mes styles de livres sont assez différents en étant tous somme toute assez semblables. Mon effet bulle (c’est aussi comme ça que je l’appelle), m’est arrivé pour pas mal de livres. Celui qui m’a fait le plus d’effets à été Cellulaire de Stephen King. J’ai commencé à onze heures (j’étais seule à la maison), je me suis levée parce que j’avais la vessie qui tiraillais. Le retour à la réalité c’est fait en douceur, mais j’étais encore pâteuse, comme après une cuite, sans le négatif. En me lavant les mains quelques minutes plus tard, j’entends ma mère qui m’appelle en bas. Je descends. Elle avait été faire les courses en sortant du travail. Il était plus de dix huit heures.

 

Cet effet là se produit aussi souvent en cours de français, en fait, il suffit que j’aie un livre à la main. Sartre, Musset, Montesquieu. Et je lis vite. J’ai tendance à ne pas aimer qu’on lise en même temps que moi. A la limite, quelqu’un qui lis un texte que je n’ai pas… Mais une distribution, puis une lecture en classe… Là j’ai du mal. Bon, je distance très souvent le lecteur désigné, c’est pour ça que je suis un peu perdue souvent. Mais quel plaisir de découvrir un texte par soi même et non par la voix d’un autre….

 

Pour en revenir à la matrice même de ce texte, un livre est une entité vivante. Une entité que j’aime et qui m’aide à assouvir cette passion de lire, de titiller mon imaginaire, de renforcer ma mémoire.

 

Tiens, je crois avoir une idée. Une bonne bonne idée cette fois. Je vais faire une liste de tous les livres que j’ai lu, et tenter d’en faire un petit résumé (à part, au cas où). Peut être pourra-t-on ainsi échanger cher lecteur, sur ce plaisir qu’est la lecture. Avec un grand L.

Par Cha
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Vendredi 6 mars 2009

C’est ma chanson hypnotique. Je la trouve belle, et elle m’aide à me concentrer, à dormir,  elle est géniale. Cela faisait au moins trois mois que je ne l’avais pas entendue, et que de souvenirs paisibles… Un petit bonheur d’amour de chanson !!!

 

 

Je Recherche

Mauss & Charlie


Artiste: Mauss & Charlie
Chanson: Je Recherche

Je crois t'avoir vu le long d'un trottoir, même qu'il pleuvait des cordes
Mais je crois t'avoir vu au bas d'un immeuble, boulevard de Vérone
Je pensais t'avoir plu un beau jour de juin où l'on marchait tout comme,
Comme deux amants perdus qui n'ont peur de rien puisqu'ils croient encore

Mais je crois t'avoir vu le long d'un trottoir, tu étais ivre mort
J'ai pensé n'avoir plus à lever la tête et à soulever ton corps
J'espérais t'avoir cru quand tu disais qu'un jour on fuirait vers le nord
Comme deux amants perdus qui n'ont peur de rien puisqu'ils croient encore

Mais c'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te ressemblera
Mais c'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te remplacera

Je crois t'avoir vue, tu embrassais un homme au milieu d'une arène

Je crois que t'as confondu, était-elle blonde ou brune ? La trouvais-tu mignonne ?

Mais je crois t'avoir vu croisant son regard, la main sur son épaule

Je crois que t'as confondu, c'est pas la première fois que ton cerveau déconne

{au Refrain}

Mais je crois t'avoir vu
Pas plus tard qu'hier
Je te distingue dans le monde
Des images de toi
J'en vois vingt-cinq à la seconde
Je crois t'avoir vu
De mes propres yeux
J'en suis presque sûre
J'y mettrais ma main au feu

Mais c'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque
Mais c'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te remplacera


Je recherche
Toi, moi



Par Cha
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Vendredi 6 mars 2009

Le temps est chronophage. J’en pleurerais. Passer du temps avec quelqu’un est chronophage. Prendre son temps est chronophage. Et la vitesse du temps qui passe est ô combien angoissante. Je vais encore avoir l’air d’une névrosée, mais mes impressions ne sont plus ces impressions fuyantes de manque de temps lorsqu’on ne sait pas si on sera à l’heure pour aller au rendez vous chez le médecin après la réunion et les courses. C’est une course contre la montre (quelle belle expression !) permanente. Vous voyez les héros des films, qui s’angoissent pour une bombe ? Ben la même. Sauf que c’est tout de suite moins impressionnant dans ma réalité. A aucun moment une vie est en danger.

 

Alors pourquoi je me mets dans des états pareils ? Pour mon avenir, pour mon avenir et mon égo, pour mon égo et ma conscience. Pour arriver tranquille là haut et ne rien avoir à faire dimanche soir. Pourquoi n’avoir pas travaillé avant ? C’est une excellente question. Mais j’ai essayé. J’ai passé au moins une heure sur mes maths lundi. J’ai abandonné pour non compréhension, j’ai cru que c’était à cause de mon mal de tête. Mais la première raison est la bonne. Et j’ai hésité deux jours avant de réclamer de l’aide. Que puis-je faire pour moi ?

 

Je cours après le temps perdu, je suis en retard. Je suis le petit lapin blanc d’Alice au pays des merveilles, laissez moi passer, je suis en retard. Au secours. Le stress de ne pas rendre un DM à temps… Si j’avais un jour pensé à ça !

 

Et puis je suis si facilement distraite ! Me concentrer plus d’une heure, c’est possible qu’en cours. Et là haut. Et encore. Je suis infernale, je peux réussir, mais je peux pas. Analyse profonde non ? Je veux être impitoyable avec moi-même. Peut être qu’un jour je vous parlerai de mon côté mouton qu’on mène à l’abattoir avant chaque DS de maths. D’ailleurs, ce n’est qu’une matière, les maths. Après tout, ça compte pas tant que ça. Mais pourquoi est ce que je comprends si vite et si bien la bio mais pas les maths ? Je ne suis que contradiction, j’ai deux visages, je suis double, et vous n’imaginez même pas jusqu’où.

 

Je ne suis pas une psychopathe non plus, il ne faut quand même pas pousser le bouchon si loin. Mais j’écris avec mes mots, avec mon ressenti, et j’ai beaucoup plus de facilitées à écrire le négatif, car j’ai tendance à le ruminer seule, alors que je partage très souvent et très volontiers mes joies. Et j’en ai beaucoup.

 

Que peut-on espérer du temps, sinon qu’il n’avance plus vite ? Qu’il court, qu’il vole et nous transporte à dans deux ans. Juillet 2010. Peut être même que je souhaiterais ensuite atteindre rapidement juillet 2011, puis 2012, puis 2013, mais cela m’étonnerait.

 

On ne demande pas à fuir ce que l’on aime.

Par Cha
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Vendredi 2 janvier 2009

Il existe deux types de personnes à l’internat. Ceux qui vont à la douche AVEC leurs chaussures, et ceux qui y vont SANS. Dans la première catégorie, on a plusieurs espèces. Certaines qui oublient bêtement qu’elles ont leurs chaussures aux pieds (n’est ce pas Q ?), ceux qui y vont, en général, tout habillé, ceux qui y vont en pantoufles et qui les emmènent avec eux dans la cabine, et ceux qui préfèrent les laisser dans l’entrée pour pas les mouiller. Et il y a MOI ! Aha ! Qu’est ce que j’ai encore inventé vous allez me demander.

 

Simple. Imaginons quelques instants, que j’en vienne à faire une crasse à un gentil copain. Ce gentil copain, que nous appellerons tout bêtement A., veut se venger. Et là, Oh Joie ! Elle est sous la douche ! Que de réjouissances, vite ! Sus au thermostat ! Et qui se retrouve sous une eau torrentielle, le plus souvent glacée ? C’est bibi !

Alors j’ai trouvé la parade à toutes les situations. Il est connu de tous que je possède des savates grises (joliment assorties à mon peignoir, merci maman.) que je laisse souvent traîner à la salle de bain d’ailleurs. Bref. A. voyant mes savates dans le recoin de la salle de bain, va, avec son esprit perfide, deviner qui se cache derrière ce si, sympathique rideau bleu. Et kaboum, je suis partie pour une douche froide. Ou la disparition de mes savates, ça dépend de ma solitude ou non.

 

Mais  point ne peux m’arriver cette situation ! Car je sais brouiller les pistes quand je me sens vraiment en danger ! Car c’est la que je dégaine : mes Pantoufles de Camouflage ! Et oui, si on veut survivre, faut s’adapter. Alors j’ai des pantoufles toutes pourries que j’utilise qu’en cas extrêmes. Des blanches brodées « nature », achetées un euro dans un magasin de chasse et pêche à Aurillac. Déjà recousues d’ailleurs ! Et là, garanties finies, les douches froides !!

Sauf si A. passe ici… oooops.




Par Cha
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Vendredi 2 janvier 2009
Pas envie pas envie pas envie!!!

J'ai peur d'y retourner, et d'un côté, je veux m'y précipiter. Qu'est ce que je veux en fait? Ah, je sais! Téléporter le lycée à côté de chez moi. Déjà parce que ça coute bonbon le train Lyon Strasbourg, ensuite parce que j'ai ni ma famille, ni mon chéri ni mes meilleur(e)s ami(e)s avec moi. Mais ça peut couter beaucoup plus cher de déplacer le bâtiment que mes proches j'y pense. Bref, une idée beaucoup moins couteuse: Fusionner mes deux blogs? Mais cha va pas être pochible. Pas grave. Peut être tenterais-je d'y mettre les mêmes articles dans l'un et l'autre, si d'aventure on avait internet un jour à l'internat. Donc voilu. Bienvenue aux suicidaires qui viennent de prépas, bienvenue aux raisonnables d'avoir préféré un truc normal. Non, je déconne, la prépa, c'est pas si dur que ça...




...Quoique...
Par Cha
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Mardi 29 juillet 2008

Enfin, j'y suis allée!

Enfait, on a eu droit à trois grandes premières samedi soir.

La première première : petit restaurant simpa sur les berges de la Saône, je ne dirais pas lequel des trois, à Rochetaillée. Et j'y ai gouté les grenouilles, pour la première fois en dix-huit ans. Ben c'est bizarre....
Donc un tête à tête du soir sous un ciel orageux, c'était très bien j'ai trouvé.

Ensuite, pour la deuxième première, on dégaine nos cartes d'identitées, et on rentre (pour ma première fois) au Pharaon, à la cité internationnale. On a mis 40€ à deux, on est repartit avec 44€20. De quoi payer le parking et une bouteille d'eau.
Je kiffe les machines, même si on en a fait qu'une seule. Et avec notre stratégie, même sans bénef, on aurait même pas été perdant!

Et enfin, pour la troisième première, après s'être perdus entre Poleymieux, Limonest et St Didier au Mt d'or (je t'avais dit que c'était pas cette gauche), on est aller chercher des copains chez Marine(coucou si, un jour, tu me lis) puis direction Titan. Ben c'était roooo bien. Il y avait plein de mecs et pas mal de nanas habillées ..... mieux vaut s'abstenir. Bref, je me suis franchement amusée!!  Merci Léo! Merci les garçons! Merci Titan!


Léo, Cha, Louis

 


Guillaume, Brice, Cha, Léo, rémy, Louis
Par Cha
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Dimanche 29 juin 2008

A quoi sert de savoir écrire…

…si personne n’est là pour nous lire...


 

L'année prochaine, ma famille sera coupée en deux. Malgrè ses études, ma mère veut partir de cette "maison de merde" qui "tombe en ruine". Elle sera partie avant l'été. A cause des gens qui font du bordel derrière chez moi. A cause du club de foot qui a loué la salle aujourd'hui. Mais qu'est ce que vous pouvez en avoir à faire? Pas grand chose à vrai dire.

Déjà petite, j'ai eu des prétentions "d'écrivain". Je voulais en faire mon métier. J'ai plusieurs histoires avortées à mon actif. Et personne ne les lira jamais. Pas même celle que j'ai achevée par deux fois déjà, en premier et deuxième tome.  Ma Diarrhée Verbale comme dit ma mère. très élégant. Je crois que je peux être valable dans ce domaine, mais il vaut mieux rester chacun chez soi, non? Les cérébraux avec les cérébraux et les littéraires avec les littéraires. Loup dans la bergerie, mouton dans la meute de loup, je ne suis à ma place nulle part. Et je suis malheureuse. Il faut que je le dise, que je l'avoue. J'ai sûrement tout pour être heureuse, mais les coups au moral, je ne les compte plus.

Mon carnet intime. J'y note aussi bien mes états d'âme que des recettes de cookies. Et je répète encore, qu'est ce qu'on en a à faire?

Je sais pas si je l'ai déjà dit. Ce qui est sûr, c'est que je l'ai noté. J'aimerais qu'un "spécialiste" vienne, me suive partout, regarde ce que je vis, décortique ce que je pense, mes gestes, mes faiblesses, mes envies. Pour me dire si j'ai un truc ou si, ce qui est vrai, tout va bien.

Je me suis déjà faite allumée parce que j'avais dit avoir passé une enfance "malheureuse". Je n'ai rien subi de dégeulasse, je n'ai pas déménagé vingts millions de fois. Mais je n'ai pas eu d'oreille attentive, je n'ai pas eu droit au confident pour mes états d'âme.

Il est clair est net, que ce que je ressens est totalement SUBJECTIF. Je me donne le tord dès qu'il se passe quelque chose de toute façon. Et mon avis importe souvent peu, sauf quand il m'a été "dicté" par quelqu'un d'autre, auquel cas je le défend bec et ongles. Mais m'a vie est une suite de "je m'en foutisme" forcené.

Et voilà que je me plains encore. Passez s'il vous plait, oubliez tout, j'ai tout pour être heureuse.
Par Cha
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Dimanche 22 juin 2008

Ben ça c'est plutôt bien passé... Sauf les maths. Même la physique-chimie. Mais pas les maths. Je pense que je vais bloquer sur ces maths. Le sujet était sur de la biochimie... Perturbant.

Bref. Je vais à Strasbourg l'année prochaine. Certains vont s'en réjouir, d'autres non. Enfin bref même si je ne mets pas souvent à jour les "chroniques de ma vie", j'espère pouvoir emmener mon PC là bas. Histoire de garder un lien avec le monde extérieur autre que le Lavomatic et les copains de chambre. Pas que je vais pas les aimer, ça j'en sais rien. Juste que coupée de MON monde à moi pendant deux ans, je risque de pas supporter.

Si j'ai une bonne mention j'ai encore espoir d'être prise à IUT de Lyon. Mais ne rêvons pas trop, le destin s'acharne contre moi (nous?). Quand je dis que "j'ai pas de chance"...

Par Cha
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Lundi 16 juin 2008
Se réveiller un matin et se dire qu'on va avoir le bac à passer, ça fait franchement bizarre. Même plus que bizarre. No stress pendant les (presque) deux semaines que nous ont octroyé nos profs , et non, je n'ai pas été aux révisions. Sacrilège direz vous. Certes, mon avenir géographique dépend plus que sûrement de ma note de bac. Mais je n'avais pas envie de me refaire les 3heures aller retour au lycée pour regarder bêtement les exercices que l'on est sensés faire. J'aime pas ça, c'est bête.

Lire mes leçons pour répondre à mes questions, je peux le faire chez moi. C'est plus confort, il y a de la bonne musique et pas de carte à valider.

Bref, tout ça pour dire que j'ai rédigé tranquillement de jolies petites fiches, bien soulignées, bien présentées, bien écris faut pas pousser non plus, mais je suis fière de moi. Et samedi matin, gros pic d'adrénaline. Je ne sais plus rien. Rien de rien. Mais c'est bien, parceque lundi matin, à minuit quatorze, tout me reviens. C'est beau la nature.

Je me rends compte de mes lacunes toute seule. Et j'en panique à l'avance. voila pourquoi j'ai fait des fiches jusqu'en maths, calcul de la tangente. Je n'ai pas assez confiance en moi pour rentrer ce genre de choses dans ma calculatrice, pas assez calée dessus aussi. Enfin, c'est surtout que les programmes et moi, on est pas copains.

Je ne sens pas la physique chimie(sauf la radioactivité) et la biochimie. Ca fait beaucoup? Enfin, tout ce passera bien, il faut se dire ça.

Comme ça j'aurais l'heureux plaisir d'annoncer à mes parents qu'ils ont eu le bac. Passque j'ai lu kek'part que souvent les parents vivaient le bac par procuration. Mon père a battu les pavés presque toute son année de term (mais il a pas fait 68, trop petit), alors c'est pas lui qui s'inquiète le plus. Par contre, la maman... J'mattends presque à ce qu'elle m'appelle AVANT, PENDANT et APRES les épreuves, qu'elle me relance tous les soirs pour savoir si j'ai bien pris ma convoc' etc...

J'aime pas les échéances. Surtout quand elles s'appellent Baccalauréat...



Par Cha
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Dimanche 15 juin 2008
Qu'est ce que la philo? Qui peut prétendre l'ignorer? Quelque chose de chiant et de pas drôle. Un passage obligé dans la vie de plus de 50% de la population. Un passage qui ne dure la plupart du temps qu'une seule année, puis quatres courtes heures qui vont durer toute une vie. Sûr qu'on est pas obligé d'aimer, comme on est pas obligé de détester. N'est il pas philosophe celui qui s'interroge sur le bien fondé de ses actions?

L'homme est philosophe de nature. Certains plus que d'autres, c'est même plus qu'évident (que ceux qui ont toujours tout le temps comprit leur prof de philo du premier coup se manifestent!). Pourquoi la philo au bac? C'est sûrement la seule épreuve à laquelle 95% des élèves sont sûr qu'ils vont se planter. Peut être devrait on se ruer sur ses philosophes antiques, et apprendre toutes les citations par coeur. Je ne m'avanturerais pas à cela. Je relirais chaque citation une à une, certes, j'en retiendrais peut être le quart, mais l'essenciel est tout de même la qualité de la rédaction. Et les idées couchées sur la copie. Allez savoir comment quelqu'un qui explique que 1+1=3 dans sa copie du bac peut avoir la moyenne. en argumentant bien, en présentant chacun des aspects du problème, en retournant l'examinateur comme une crêpe.

La philo, au bac, n'est qu'une question politique en fait. On arrive avec nos gros sabots en face de quelq'un qui a des idées résoluements encrées à droite( ou à gauche), et on doit lui expliquer sans conflits, sans la rabaisser, sans lui faire sentir que l'on est ostile, que la gauche est assurément mieux que la droite etc etc... Et ceci, sans montrer de failles dans l'argumentation.

En fait, c'est comme ça que je vois cette épreuve de philo: expliquer et faire comprendre diplomatiquement à un rottweiler qu'on récupérerait bien l'os qu'il tient entre ses jolies petites quenottes si fétides et brillantes.

Qui va y laisser le bras? La peau de ses fesses? Le bas de son pantalon? Qui va pouvoir récuperer l'os?

A la veille de l'échéance(plus quelques minutes), je ne sais pas franchement.

Par Cha
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  • : cha mouton masqué sheepland the masked sheep Vie perso / Journal intime
  • : Je suis sûrement la seule fille de France à avoir autant d'imagination et être autant terre à terre à la fois. Comment est ce que je concilie les deux? En écrivant mes histoires et en lisant Le Canard Enchainé. Si si, je vous jure...
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